Mercredi 4 novembre 2009

D'où me vient ce frisson que je ne comprends pas ?

- Une tristesse immense et qui n'est pas la mienne

M'envahit tout d'un coup, comme une brise ancienne

Qui se serait soudain déposée sur mes pas.

 

Tout doucement, j'entends une voix qui murmure

Des mots, des chants, des vers, des paroles d'amour,

Qui traversent le temps et viennent tour à tour

Se mêler à ce flot qui m'entraîne, et qui dure...

 

C'est comme si j'étais dans le creux d'une main,

Papillon suspendu tel sur une corolle,

Qui se sait né d'hier, et qui sait que demain

 

Il ne sera plus rien qu'une feuille qui vole

Simplement emportée, comme ça, sans effort,

Dans une éternité que l'on nomme la mort.

Par Squall-Estel - Publié dans : Sur le cercle des poètes disparus - Communauté : Sonnets et beaux vers
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 2 octobre 2009

Ce n'était qu'une fille aux yeux effarouchés

Qui vivait en retrait du reste de la classe ;

Fragile lycéenne aux airs de vierge lasse

Sursautant dès l'instant qu'il voulait l'approcher.

 

Un jour, où le destin se mêla au hasard,

Il apprit son secret - viol et avortement,

Et puis viols à nouveau, grossesse, accouchement,

Un bébé inconnu adopté quelque part.

 

Des mots étourdissants impossibles à croire

Pour lui qui la croyait quelconque et sans histoire,

Des mots étourdissants impossibles à croire

Et gravés au couteau dans sa jeune mémoire.

 

Ce n'était qu'une fille aux yeux effarouchés...

 

((Ce poème concerne le manga "Bitter Virgin" de Kusonoki Kei ; une oeuvre bouleversante dont on ne sort pas indemne.))

Par Squall-Estel - Publié dans : Sur le cercle des poètes disparus
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 2 octobre 2009

L’espace d’un instant, le Soleil sur ma joue

De ses calmes rayons est venu déposer

Quelque chose semblable à un tendre baiser

Pour mon cœur qui faisait la moue.

 

Mes yeux se sont fermés ; un chaleureux vertige

Au creux de mon esprit a déferlé soudain,

Balayant mes soucis et mon vague chagrin

En n’en laissant qu’un doux vestige.

 

Vers l’astre étincelant j’ai tourné mon visage

Pour boire la couleur de ce suave présage

Dont il venait me faire don ;

 

Puis l’instant s’est brisé : la lumière enfuie

N’était déjà plus là, et mon âme éblouie

Humblement demanda pardon.
Par Squall-Estel - Publié dans : Sur mes cahiers d'écolier - Communauté : Sonnets et beaux vers
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés