Samedi 6 août 2011 6 06 /08 /Août /2011 01:10

Règles du Senryuu (forme cousine du Haïku) : 1) trois vers faisant respectivement 5, 7 et 5 sons ; 2) restitution d'un sujet "intéressant", dans le sens original et / ou amusant. 

 

1 -

会社では
働いている
日本人

 

Se prononce :

 

ka-i-sha de wa
ha-ta-ra-i-te i-ru
ni-ho-n-ji-n

 

Se traduit :

 

Dans les entreprises
Travaillent
Les japonais


2-

 

女の子
浴衣を着たら
いい香り

 

Se prononce :


o-n-na no ko
yu-ka-ta wo ki-ta-ra
i-i ka-o-ri

 

Se traduit :

 

Les jeunes filles
Portant leur yukatas
Sentent si bon

 


3-

 

本の上
猫が寝ている
宿題が

 

Se prononce :

 

ho-n no u-e
ne-ko ga ne-te i-ru
shu-ku-da-i ga

 

Se traduit :

 

Sur mon livre
Le chat dort -
Et mes devoirs ?


4-

 

お母さん
ピアノの嵐
飛び立った

 

Se prononce :

 

o-ka-a-san
pi-a-no no a-ra-shi
to-bi-ta-t-ta

 

Se traduit :

 

Ma mère
Dans la tempête du piano
A pris son envol

 


5-

 

福島で
大きい津波
泣きました

 

Se prononce :

 

Fu-ku-shi-ma de
o-o-ki-i tsu-na-mi
na-ki-ma-shi-ta

 

Se traduit :

 

A Fukushima
Un grand tsunami
A pleuré

Par Squall-Estel - Publié dans : Sur mes cahiers d'écolier - Communauté : Le coucou du haïku
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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 15:04

C'est un petit détail qui n'a pas d'importance
Quelque chose de simple et d'étrange à la fois
Qu'elle a gardé secret depuis sa tendre enfance
Dans un coin de son cœur qui s'en souvient parfois


C'est un grand canevas fait de petites choses
Que soude bout à bout un très fragile lien ;
Un trésor protégé par ses deux lèvres closes
Qui l'ont toujours caché, car il ne change rien.

 

Rien que parfois l'écho tranquille du silence,
Le parfum de la brise, ou les ombres des soirs,
Qui troublent son sommeil et font qu'elle repense

 

A l'unique sujet de ses tristes espoirs
Qu'elle-même enfouit en larmes invisibles
Dans l'immense océan des amours impossibles.

Par Squall-Estel - Publié dans : Sur le cercle des poètes disparus - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 14:58

 

Par une nuit sans lune et sans aucune étoile
Un homme se tient seul face à l'obscurité ;
Ses yeux incandescents en transpercent le voile
Et plongent au travers jusqu'à l'éternité.


Il ne voit pas : il boit un torrent de lumière
Qu'il extrait lentement de l'espace glacé,
Et combat sans bouger du bout de sa paupière
Fantômes et démons qui peuplent son passé.


Tout se calme, se tait ; le feu de sa mémoire
Dans le creux de son cœur crépite sans un bruit,
Tandis qu'il en façonne une vivante histoire.


Un souffle évanescent palpite dans la nuit,
Plus vague et plus léger qu'un fragile murmure...
- Quelqu'un dans son sommeil a rêvé d'aventure.

Par Squall-Estel - Publié dans : Sur le cercle des poètes disparus - Communauté : Sonnets et beaux vers
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