D'où me vient ce frisson que je ne comprends pas ?
- Une tristesse immense et qui n'est pas la mienne
M'envahit tout d'un coup, comme une brise ancienne
Qui se serait soudain déposée sur mes pas.
Tout doucement, j'entends une voix qui murmure
Des mots, des chants, des vers, des paroles d'amour,
Qui traversent le temps et viennent tour à tour
Se mêler à ce flot qui m'entraîne, et qui dure...
C'est comme si j'étais dans le creux d'une main,
Papillon suspendu tel sur une corolle,
Qui se sait né d'hier, et qui sait que demain
Il ne sera plus rien qu'une feuille qui vole
Simplement emportée, comme ça, sans effort,
Dans une éternité que l'on nomme la mort.
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